Traitement médicamenteux

Faut-il un traitement médicamenteux pour un enfant TDAH ?
Un traitement médicamenteux est-il dangereux pour un enfant atteint d’un TDAH ? Doit-on en avoir peur ? Quels effets sur l’organisme de l’enfant TDAH ? Quelles répercussions sur son état de santé et quelles améliorations doit-on attendre ?
Je ne suis pas médecin et encore moins psychiatre pour enfant TDAH ou HPI.
Je relate uniquement ici mon expérience et ma vision des choses.
Chaque cas est différent. C’est à vous et votre enfant et avec l’aide d’un professionnel de santé de prendre les décisions les plus adaptées.
A plusieurs reprises il m’à été proposé un traitement médicamenteux. C’était à mon sens, une camisole chimique pour calmer mon enfant TDAH, comme j’ai pu le lire nombre de fois sur le net.
J’avais donc beaucoup de peurs sur ce sujet. Si fragile face à certaines addictions, je ne voulait pas en rajouter une et pas des moindres à son TDAH.
Pendant des années j’ai voulu faire sans, pensant que je devais d’abord tester d’autres pistes plus « naturelles ».
Effectivement les pistes naturelles fonctionnent (synergies d’huiles essentielles, Fleurs de Bach, méditations, hypnose pour enfants hyperactifs.
Très actif, il demande du sport à outrance (bodyboard, hockey sur glace…) et des activités diverses.
Mais au bout de 5 ans, je dois dire que ce n’est pas suffisant.
Toujours les mêmes problèmes sociaux reviennent inlassablement.
Mon dernier recours
Cette année et après avoir étudié la question sur des vidéos, des séminaires, rencontré des professionnels de santé, des accompagnants…j’ai décidé de sauter le pas, ou plutôt, nous avons décidé de sauter le pas.
Il a trouvé ça bizarre quand je lui en ai parlé, connaissant ma position sur le sujet puis, il m’à dit ok, après une petite réflexion.
Pourquoi ai je changé d’avis ?
Et bien je dois dire que j’en ai eu marre après 7 ans de galères, de passer pour un débile auprès de tous les services qui n’y comprennent souvent rien.
Qu’il s’agisse des écoles primaires, secondaires, l’Itep, les clubs sportifs ou mon entourage proche, je reste zen pour ne pas aggraver les choses.
Mais il faut bien avouer que rapidement je me mets tout le monde à dos.
Pire, ils m’en veulent directement sous des faux airs de condescendance. Lui forcement à droit au rejet.
Personne ne comprend, et c’était aussi mon cas, pourquoi mon fils à de telles réactions.
Personne ne comprend qu’en cas de stress, sa seule possibilité de réagir c’est la colère, les cris et la violence parfois. Il est dépassé par ces influx nerveux. Ce stress est circonstanciel, il peut venir suivant certaines situations (compétition dans le jeu, sportive ou scolaire) ou pas.
Ces phénomènes de stress n’apparaissent pas lorsqu’il est seul avec un adulte. Il se sent rassuré et adopte un comportement inverse.
Il est « trop » détendu et va alors en profiter pour essayer de briller aux yeux de l’adulte de part ses connaissances.
Au travers de mes apprentissages divers, j’ai enfin compris que le verrou dopaminergique dans son cerveau est défaillant, différent, et donc, par conséquent, il ne peut gérer son stress QUE de ces manières là.
C’est une énième vidéo sur le net qui m’à décidé à me résoudre d’essayer, avec un dosage le plus minime possible pour commencer.
Cette vidéo c’est le témoignage d’une adolescente qui explique son parcours et son rapport à la médication.
La médication pour les TDAH est-elle dangereuse ?
Certains jeunes expliquent que leur traitement les a mis dans le brouillard pendant des années. D’autres disent que le traitement a gâché une partie de leur vie.
Une adolescente explique que sans médicament elle se retrouve à ne pas pouvoir gérer certaines situations sociales et/ou scolaires.
Elle explique que ça l’a sauvé de ses tourments et lui à permis de suivre sa scolarité avec brio.
C’est elle qui décide si elle doit le prendre ou non, suivant la journée qui l’attend.
Elle est sereine et semble bien dans sa peau.
J’avais donc joué toutes mes cartes dans les domaines dits naturels, sans succès véritable, je n’avais donc plus le choix.
L’enjeu était de taille, la sphère sociale et la scolarité de mon fils devenait trop difficile à maintenir de manière correcte.
Un guerrier contre tous
Au bout de 7 ans de galères, me voilà au pied du mur, désemparé, usé par les centaines de réunions relatant ses bêtises.
Deux enquêtes sociales diligentés par son école primaire, les informations préoccupantes, les punitions perpétuelles, les exclusions, les contrats qu’il doit signer ou il s’engage à bien se tenir. L’école se retourne vers la Mairie qui nous convoque à plusieurs reprises par mail, courrier en AR, mot dans le carnet à retourner signé. Tout en même temps au cas ou n’aurait pas compris.
Les emplois du temps aménagés, les mots dans le carnet (jusqu’à 3 par jour), les associations d’aide, les multiples aller et retour pour aller le chercher à son école ou aux multiples rendez-vous.
Impossible de travailler dans ces conditions. L’école m’appelle pour que je vienne chercher mon fils.
Ils ne savent pas comment le gérer et que son comportement perturbe la classe.
En primaire il refuse de faire cours et préfère lire son Picsou au fond de la classe.
Sans compter son comportement à la maison ou dans mon proche entourage (famille, amis, voisins…).
Résultat après prise de traitement au Quasym
Le résultat c’est qu’après deux jours de traitement, il me dit que ca lui fait du bien, que ça le pose et l’empêche de trop s’énerver lorsqu’une situation devient compliquée à gérer pour lui.
La Psychiatre lui à prescrit du Quasym 20mg puis 30mg. C’est à nous de voir s’il est judicieux d’augmenter le dosage ou non.
A 13 ans et 2 mois mon fils fait 1m80 pour 82 Kgs. Le dosage par rapport à sa corpulence est donc pour le moment, en dessous de ce qu’il devrait être mais en constante évaluation tous les 28 jours auprès de la Psychiatre.
Mais ce n’est pas tout à fait vrai car le dosage n’est pas toujours en relation avec le rapport taille/poids.
C’est plutôt une relation entre la pathologie et le bien être ressenti par l’enfant lui-même.
Finalement c’est mon fils qui reste seul juge au regard de ce qu’il ressent comme bienfaits et s’il m’avait dit que ça ne lui convenait pas, nous n’aurions pas continué.
Aujourd’hui la Psychiatre à changé de marque de médicament. Mon fils dit que le Quasym ne lui fait rien. Nous sommes alors passé au Concerta sur prescription. Comme les autres marques que les Psychiatres prescrives aux TDAH, il s’agit de la même molécule. Ce sont des amphétamines ! incroyable. Les molécules sont les mêmes mais se différencient de part leur formulation. Ça reste des amphétamines mais avec une molécules un peu différentes selon les marques.
A cela, les Psychiatres évaluent le bénéfice des différentes formules jusqu’à trouver celle qui convient le mieux à l’enfant. Bien sûr, c’est l’enfant lui-même qui, au fil des séances d’accompagnement et selon sont ressenti, dira quelle marque lui convient le mieux et surtout, si des effets secondaires se font sentir.
Dans mon cas je ne le force pas. C’est lui qui décide s’il doit en prendre ou pas en fonction de la journée qu’il va passer.
Le méthylphénidate (Ritalin®, Rilatine®, Biphentin®, Concerta®, PMS-Méthylphénidate®) est le médicament de loin le plus employé en cas de TDAH. Il ne guérit pas le trouble et ne prévient pas sa persistance à l’âge adulte, mais il en réduit les symptômes tant que la personne est en traitement.
Les bénéfices sont donc : une meilleure capacité à la concentration, une meilleure capacité à gérer des situations anxiogènes et moins de distractibilité.
Ce qui amène donc plus de confort dans sa vie, plus de calme et de concentration.
Encore une fois, c’est lui qui choisi de le prendre ou non.
8 Mois plus tard…
Après différents essais, 3 mois avec du Quasym de manière assidue et 3 mois avec du Concerta de manière plutôt irrégulière nous décidons qu’il ne prendra plus aucun traitement.
Quelques effets se sont faits sentir au début mais sans grande conviction non plus et je reste sur mes gardes avec ces substances controversées.
Mon fils grandit, il mûrit et gagne en maturité. Malgré 2 renvois de deux collèges en 2 ans, il vient d’être accepté en 3 ème dans le public alors qu’il était en 4 eme dans le privé. Nous sommes en Mars 2023 à l’heure ou j’écris ces lignes.
Il était jusque là en 4 eme au collège privé, en classe HPI.
Finalement, même en classe spécifique HPI ou EIP, il n’y a aucune différence avec une classe dite normale.
Pire, le collège à plus peur de sa « réputation » et préfère renvoyer mon fils pour une multitude de petits éléments d’agitation.
Bonjour la stigmatisation !!
Ils ont peur face à une actualité souvent très anxiogène avec des drames en tous genres.
Je comprends, je suis résigné.
Je note aussi que dans le privé, la situation des profs est bien plus confortable que dans le public.
Dans les deux cas, les profs n’ont aucun moyen de dévier du système mais aucune envie non plus.
Ils sont notés sur leur manière d’appliquer « la méthode » qu’on leur à inculqué et jamais au pourcentage de réussite. C’est pourquoi rien ne changera.
Le problème vient de bien plus haut…
Il reste donc 3 mois avant le brevet. Mon fils à été placé dans une classe d’élèves studieux (classe de musiciens CHAM) qui l’ont accueilli de manière remarquable.
Il à été très flatté de cet accueil et se sent bien avec tous, il est aussi à l’aise avec le niveau attendu.
La pression d’échouer au brevet (très humiliante pour lui si ça devait arriver) et le fait d’être parmi des élèves studieux (16-18 de moyenne générale) le motive.
J’espère que ça va durer….
A suivre…
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